Récit de Félix en direct de Copenhague

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Après une préparation rigoureuse, Félix s’en est allé vers la lointaine terre du Nord de l’Europe que l’on appelle Danemark. Malheureusement une certaine gêne physique l’a bien handicapé…..

A l’arrivée au DANEMARK, le jeudi soir précédent la course, le temps était celui auquel on s’attend d’un pays nordique en venant du sud  : froid avec une petite pluie glacée. Mais dès le lendemain le temps s’est mis au beau et le restera jusqu’à la fin de mon séjour. Avec mon fils nous faisons notre dernier footing le vendredi matin en rendant visite à la célèbre petite sirène. L’après-midi la remise des dossards s’effectue sans formalité (pas besoin de certificat médical). Les jours sont très longs : de 4h15 à 22h15 heureusement que nous avons des rideaux épais à notre hôtel. Je suis cependant un peu « patraque » à cause d’une gastro mal soignée et j’arrive le dimanche matin pas très en forme.

Le départ est à 9h30 de l’autre côté d’un bras de la mer Baltique (COPENHAGUE est située sur une île en face de la SUEDE). Une foule nombreuse mélangeant les coureurs et les accompagnateurs se presse près du portique du départ. Mais tout cela se discipline seul : les marathoniens se placent dans les environs des meneurs d’allure correspondant à leur performance souhaitée et les accompagnateurs s’éloignent avant le départ. Nous nous insérons dans le groupe 3h50. Le départ est donné, mais avant de passer sous le portique il nous faudra bien 9mn . Les premiers kms se déroulent comme prévu, c’est plat, facile et agréable mis à part quelques pavés. Le parcours prévoit deux grandes boucles en ville avec des variantes entre la première et la deuxième et des passages communs. Ainsi on passera devant les principaux monuments dont le célèbre parc d’attraction TIVOLI, l’hotel de ville (d’inspiration Toscane) les palais royaux : AMALIENBORG , CHRISTIANBORG, ROSENBORG, le jardin botanique, KASTELLET et les parcs publics nombreux et très fréquentés dès qu’il y a du soleil par des gens qui n’hésitent pas à se mettre en maillot de bain sur les pelouses. On tient le rythme jusqu’à la mi-course (1h55 au semi) et même quelques kms ensuite. Mais je commence à avoir mal au ventre et je dois m’arrêter aux toilettes au ravitaillement des 28 km. Devant attendre mon tour je perds 8mn et j’ai laissé partir mon fils que je ne rattraperai pas. La reprise est très difficile ; j’ai les jambes en béton et je n’avance plus. En outre j’ai dû me déshydrater car j’ai la bouche complètement sèche bien avant chacun des ravitaillements suivants. A chaque ravitaillement je bois 2 verres d’eau et je m’asperge la tête avec un troisième. C’est midi et le soleil darde comme chez nous. Tous les coureurs se mettent systématiquement du côté ombre – dans les rues où il y en a ! Beaucoup n’en peuvent plus Coinstar agent et marchent quelques dizaines de mètres avant de repartir et cela atteint mon moral qui n’est pas très haut lorsque je les double. Je tiens bon, mais je compte chacun des kms a partir du 32ème et je trouve qu’ils passent de moins en moins vite. Enfin le dernier ravito au 40ème puis le pont et la dernière ligne doite dans laquelle on court entre deux murs de spectateurs, sur plusieurs rangées, qui nous acclament et nous encouragent : cela fait du bien. Je franchis la ligne d’arrivée en 4h11mn38s complètement épuisé. Je vais profiter de la semaine suivante pour visiter ce pays magnifique et déguster du hareng cuisiné de multiples façons accompagné de bières locales délicieuses car les danois possèdent autant de brasseries particulières qu’il y a de caves viticoles chez nous, en dehors de la Carlsberg nationale qu’ils considèrent comme la meilleure bière du monde.

Félix.

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