Au nord, y’avait les corons et …….Fred

Frédéric est retourné sur la terre de ses ancêtres pour participer au Marathon Lille – Lens. Bien entouré par ses proches, il tenait à vous faire partager ses « grandes émotions ».

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Ce 13 mai je m’aligne sur la »route du Louvre », le marathon entre Lille-Lens. J’arrive le vendredi matin en avion avec une partie de « mon staff ». Dany mon amie Kiné qui est à la retraite et m’a encouragé sur mes deux marathons de Marseille et depuis tombée amoureuse de cette course et de l’ambiance. Pierre et Dominique qui m’ont aussi supporté par deux fois à Marseille et qui viennent découvrir le Nord. Nous sommes accueillis par mon cousin Hervé, qui m’a initié au marathon, il en a fait 16, le dernier à Marseille avec moi l’année dernière et je lui rends la politesse. Natalie, qui m’accompagne dans le marathon de la vie depuis 33ans n’arrivera que le lendemain, boulot oblige. Tourisme au beffroi deDouai et au centre historique minier dans la journée du vendredi. Un petit footing de 5km le samedi matin, je me sens bien. Tourisme à Lille au centre Saint Sauveur, ancienne usine réaffectée où des plasticiens ont créé sur le thème du sport et où l’ont peut s’amuser gratuitement. Super réalisation. Ballade dans le vieux Lille. Visite à la piscine « art déco » de Roubaix aménagée en musée. Endroit superbe.

Dimanche matin. Ecoutez bien: Nous sommes à Lille, temps magnifique, ciel d’azur, pas un nuage, www.pointwesternunion.com 13°, Vent nul. Les conditions idéales.

Douai Lille en train, Hervé, blessé ne peut malheureusement courir, il m’attend avec son scooter, je lui abandonne mon survêtement. Il m’assistera en faisant des boucles pour me rejoindre sur tout le parcours.

Petit échauffement, « pour les nerfs « autant que pour le corps. 10h Martine Aubry donne le départ. Je suis très bien placé. Et là franchement je me sens bien dés le début, je gère mon allure de course avec mon Gps en fonction des pulsations cardiaques . J’ai mon ravitaillement en gel mais Hervé me passera par deux fois des boissons, je prends en plus un peu d’eau au ravito de course, très bien d’ailleurs une fois sur deux gobelets, une fois sur deux petites bouteilles avec bouchons, par contre je me trompe à l’avant-dernier : des bulles, pas bien, je jette. Au 10, « mon staff » est sur le bord de la route, une sono diffuse la musique sur laquelle ma fille a été vice championne de France de Gymnastique rythmique, émotion, un bon signe. Je suis en 45′, je les retrouverais au 27 à Meurchin où mon père est né. Je retrouve Hervé régulièrement avec son scooter, ça aide bien. Le parcours est magnifique, après être sorti de Lille c’est la campagne, des petits villages avec des animations, des harmonies locales, des cliques, des Géants du Nord, on court longuement sur le chemin de halage du canal de la Deule, les mariniers nous encouragent sur leur péniche. Les pulsations montent régulièrement mais doucement comme je l’avais prévu. Passage au semi en 1H36, je suis même en avance, après le virus contracté voici trois semaines j’avais revu à la baisse l’objectif. Mais tout va bien. J’ai de la chance, l’arche gonflable du semi venait juste de tomber dégonflée avant mon passage sur un coureur, heureusement sans dommage pour lui. Au trente je me .dis c’est bon, j’envoie tout, je passe le turbo,plus de gel, plus d’eau, plus rien. Je serre les poings et j’accélère, et là je commence « à ramasser les morts », qu’est ce que c’est bon quand on a vécu l’inverse. Le 10km entre le trentième et le quarantième sera le plus rapide, 44′ 24. Je pense à ma fille Eve qui a passé son épreuve du bac « travaux pratiques encadrés » sur le mur du marathon, mon « Gouverneur central » me pousse, j’ai encore plein de glycogène. Que du plaisir. Plus que deux kil, et ça devient dur, que de monde au bord, ça encourage, « allez Fred »; « vas- y Frédéric », ils lisent mon dossard, « allez Hyères ». Arche du dernier Kil, je suis dans le dur et ça monte jusqu’au bout, 5’17, je sais que j’ai fait le principal. Arrivée à la fosse 11/19 Loos en Goelle, celle où mon grand père mineur de fond travaillait, classée au patrimoine de l’Unesco. Le musée du Louvre de Lens ouvrira ici en décembre 2012,ça redevient plat je repasse à 13 à l’heure. Je franchi la ligne, le doigt sur les chronos, c’est fini.Bien fini 3h 12′ 50 L’animateur m’arrête, il me remercie d’avoir apporté le soleil et m’interview brièvement en me demandant ce qu’un hyèrois fait ici. J’espère qu’il en aura d’autres. Le parcours roulant, l’environnement, l’ambiance, je vous recommande cette course. C’est le bonheur.

Frédéric LEQUENNE

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